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L'actualité de CENTURY 21 Bolivar Jourdain

Histoire du parc de La Villette, par Dominique

Publiée le 13/10/2011

 

L’histoire du parc de La Villette, un immense changement !

 

En 1855 le Conseil municipal de Paris demande au Préfet de la Seine de transférer sous les murs de Paris les marchés aux bestiaux de Poissy et de Sceaux.

En 1859 il est décidé la construction d'un marché aux bestiaux à La Villette entre le canal de l'Ourcq, la route d'Allemagne (aujourd'hui avenue Jean Jaurès) et l'enceinte fortifiée.

En 1860, la ville de Paris achète tous les terrains nécessaires à l'établissement d'un marché et d'abattoirs, les travaux sont exécutés sous la direction de M.Janvier, architecte, d'après les avant-projets de Baltard, architecte de la Ville de Paris.

Les abattoirs et le marché aux bestiaux entrent en service en 1867. L'établissement occupe  au total une surface de 54 hectares. Les abattoirs  fonctionnent bien mais leur proximité avec des quartiers habités commence à poser problème. En raison de la vétusté et des conditions d'hygiène insuffisantes, le Conseil municipal de Paris prend la décision de reconstruire les abattoirs de La Villette en laçant un concours en 1949 ; c’est le projet "Sully" qui arrive en tête.

Les travaux débutent dix ans plus tard, sur un terrain qui se trouvait de l'autre côté du boulevard Macdonald, terrain destiné à abriter les cuirs et sous-produits d'abattoirs. Très vite, on assiste à une chute spectaculaire des abattages au profit d’installation plus industrielles et dans des zones moins habitées. Cette crise pèse fortement sur la situation financière de la société prestataire de services.

L'année 1966  marque le début des travaux de la salle des ventes, mais en 1967, tout s'arrête sur le chantier, faute de crédits.

Les travaux reprennent au cours des années suivantes pour être définitivement abandonnés en mai 1970.

La Cour des comptes dénonce, dès son rapport public de 1967, le dépassement considérable des dépenses initialement prévues.

Le 14 décembre 1970, le Sénat décide la constitution d'une Commission d'enquête parlementaire sur les conditions techniques, économiques et financières de conception, construction, d'aménagement et de gestion des abattoirs et du marché d'intérêt national de Paris.

Le Sénat décide en 1971, à l'unanimité, de rendre public le rapport de sa commission d'enquête, celui-ci était accablant.

L'avenir de La Villette appartient désormais au Gouvernement.

 

C’est le 25 octobre 1973 que le gouvernement Messmer annonce la fin des activités de la Villette et de ses abattoirs, précisant seulement l'imminence d'une « opération d'urbanisme de grande envergure »; il n'est pas encore question de parc, plutôt de logements, d'équipements sociaux et collectifs.

Les abattoirs sont fermés le 15 mars 1976, et l'Etat prépare en 1976 un concours d'idées organisé par l'APUR (Atelier parisien d'urbanisme) concernant le réaménagement de la Villette. Le 13 juillet 1979, un décret créé l'Établissement public du parc de la Villette (EPPV), dirigé par l'ex-préfet de la région parisienne Paul Delouvrier.

Le projet de création d'un musée et d'un parc est alors adopté, avançant lentement sous Giscard puis relancé après l'élection présidentielle de 1981 portant la gauche au pouvoir. Une Cité de la musique s'ajoute alors au projet d'un Musée des sciences et des techniques. Selon l'historienne Danièle Voldman:

«  la marque socialiste s'exprime dans la volonté plus nette de rééquilibrer Paris vers l'Est avec des équipements culturels de haut niveau; en ce sens, La Villette ne se comprend pas sans l'Opéra de la Bastille. »

 

 

La Grande halle de La Villette, qui abritait les abattoirs.

Le concours est officiellement lancé le 8 avril 1982, les élus ne voulant « ni d'un square, ni d'un bois aux portes de la ville, ni de logements sociaux ou de prestige au milieu de pelouses et de bosquets. L'idée du zoning des années cinquante et soixante est révolue ». Le parc de la Villette se distingue par son absence d'enclos, étant ouvert jour et nuit. La plaquette de présentation du concours commence par une citation de Hegel, « la nature se trouvant ainsi transformée en une vaste demeure sous le ciel ouvert... », ce qui fait dire à D. Nordmann que « le futur parc est moins conçu comme un équipement urbain que comme une réflexion théorique et conceptuelle sur la place de la nature dans une ville de l'âge post-industriel. » La plaquette cite aussi la devise de Rabelais et de l'abbaye de Thélème, « Fay ce que voudras ».

805 groupes s'inscrivent au concours, venant de 41 pays différents, dont Meier & Partners, Philippe Thomas (dont le projet reçoit une mention spéciale), Bernard Lassus qui propose des jardins verticaux et des jardins acoustiques, Burkhard Grashorn ou Xu Shang Zhi.

Le jury comprend les architectes Vittorio Gregotti et Renzo Piano, les paysagistes Pierre Dauvergne et Paul Friedberg, des politiques (François Barré de l'EPPV et Simone Robert, conseillère générale de la Seine-Saint-Denis) ainsi que des historiens (Françoise Choay) et des théoriciens (Joseph Rykwert), un sculpteur, des sociologues, un peintre et le biologiste Henri Laborit. Neuf projets sont retenus en premier ex aequo, et après de laborieuses discussions au sein du jury, Bernard Tschumi, jusqu'alors connu davantage comme théoricien que comme constructeur, est désigné maître d'œuvre général du projet le 25 mars 1983.

En 1993, l'Établissement public du parc et de la grande halle de la Villette (EPPGHV) naît de la fusion de l'EPPV, de la SEMVI et de l'Association de la Grande Halle. Par ses statuts, il est à la fois chargé de l'aménagement des espaces bâtis et paysagers du parc et de la programmation culturelle de la Grande halle, de l'espace Chapiteaux, du Pavillon Paul-Delouvrier, du WIP Villette ainsi que des espaces de plein air. En parallèle, d'autres institutions culturelles co-existent sur le parc : la Cité de la Musique, le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, la Cité des Sciences et de l'Industrie et le Théâtre Paris-Villette etc... (cf. liste ci-dessous). Villette Sonique est un festival de musique se tenant au parc de la Villette et la Grande Halle depuis juin 2006.

 

Dominique

 

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